L’anneau gastrique virtuel et les troubles alimentaires du comportement: La bonne démarche

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L’utilisation de l’hypnose comme complément à un rééquilibrage alimentaire auprès d’un(e) diététicien(ne) est une demande en forte augmentation. Mais quelles sont les possibilités qu’offre l’hypnose dans l’aide à la perte de poids ?

L’outil le plus en vogue consiste en la pause d’un anneau gastrique virtuel. En faisant halluciner au patient, à l’aide de son imagination, qu’il subit une opération chirurgicale cela lui permet de réduire son appétit et  de renouer avec le sentiment de satiété.

L’avantage de ce protocole est qu’il évite une intervention chirurgicale qui ne peut se faire sur les personnes cardiaques, allergiques aux anesthésiants ou qui ont peur des opérations. En cela c’est un outil intéressant mais convient -il à toutes les personnes qui souhaitent maigrir ?

En fait, tout va dépendre de la demande car les troubles alimentaires sont nombreux allant d’un extrême à l’autre, les plus connus sont l’anorexie et la boulimie, mais vous avez aussi l’orthorexie, la dépendance au sucre, l’hyperphagie, etc. Avant de préciser l’apport de l’hypnose dans ce domaine, faisons le point sur la démarche à suivre car les troubles alimentaires sont multifactoriels.

Derrière ces problématiques se cachent parfois des causes d’ordre médicales connues comme le diabète ou le cholestérol, une colopathie fonctionnelle, et d’autres encore mal connues, comme les dysfonctionnements du microbiote intestinal, le candida albican etc. Il est donc primordial d’explorer les causes médicales avant d’avoir recours à l’hypnose.

Si aucune cause médicale n’est trouvée, il est nécessaire de consulter également un(e) diététicien(ne) car trop souvent les gens pensent savoir manger équilibré alors qu’ils commettent des erreurs. C’est ainsi qu’il y a quelques années, j’avais décidé d’arrêter de traiter la perte de poids parce qu’il y avait un décalage entre les désirs des patients et les exigences de l’équilibre alimentaire. Très schématiquement, les gens me demandaient de les aider à maigrir mais sans rien changer à leur alimentation ou pensaient savoir manger parce qu’ils suivaient un régime de magazine féminin. L’idée à retenir est que si vous mangez mal ou trop peu, vous n’arriverez pas à perdre du poids. Quand je dis manger mal, je ne parle même pas des aliments industriels mais plutôt des erreurs dans le choix des aliments. Prenons deux exemples : les féculents et les fruits.

Les féculents sont une source d’énergie pour le corps. Certes l’organisme les stocke pour constituer des réserves mais ils ont un rôle central dans la sensation de satiété. Donc les supprimer totalement, c’est prendre le risque d’affamer son organisme et de craquer régulièrement en mangeant des chocolats, des gâteaux etc.

Les fruits sont bons pour la santé à condition qu’ils soient consommés avec modération. Ils peuvent parfaitement s’intégrer dans le cadre d’une collation à 16h par exemple mais l’erreur fréquente est de terminer un repas par un fruit et un yaourt alors que les deux contiennent du sucre et que la combinaison des deux va inévitablement faire augmenter la glycémie et donc provoquer la sécrétion d’insuline pour dégrader ce sucre et le stocker.

Ce ne sont que deux exemples qui montrent que nous  pensons souvent de bonne foi savoir manger alors que nos repas ne sont pas équilibrés. Un dernier exemple est le régime. Cela consiste à réduire drastiquement l’apport calorique de vos repas. Certes la perte de poids peut être rapide mais attention à l’effet yoyo car en affamant votre corps celui-ci aura tendance à stocker au premier écart. De plus, il est difficile de suivre un régime tant sur le plan physique que psychologique, alors inévitablement vous craquerez régulièrement et vous vous démotiverez.

Il est donc important d’être accompagné par un professionnel du suivi nutritionnel pour trouver le bon équilibrage alimentaire qui vous aidera à atteindre votre objectif durablement.

Après ce détour important, venons-en à la dimension psychologique des troubles alimentaires en abordant les différents axes :

-L’axe de rééducation cognitivo-comportemental : aujourd’hui nous passons moins de temps à préparer nos repas, nous mangeons en 5 minutes et cela contribue à favoriser les dysfonctionnements alimentaires. Sachez que le système digestif est composé de 200 millions de neurones en interdépendance avec le cerveau et que la satiété s’obtient par une boucle de rétroaction entre la bouche, l’estomac et le cerveau, d’où l’importance de manger lentement.  Je ne m’étendrai pas sur la question, vous pourrez trouver plus d’informations sur la page perte de poids et c’est un sujet abordé en séance.

-L’axe émotionnel : C’est sûrement celui qui vous intéressera le plus et que vous connaissez le moins. Comme dit précédemment, l’estomac possède une intelligence neuronale interconnectée au cerveau. Les émotions de la mémoire corporelle peuvent influer sur le niveau de stress en général et sur le fonctionnement de l’intestin en particulier. Certaines personnes auront l’estomac noué par le stress, l’anxiété et la peur et auront tendance à maigrir, d’autres au contraire se réfugieront dans la nourriture pour trouver une source d’apaisement temporaire. En bon clinicien, je sais aussi que la prise de poids est aussi une défense pour bien des gens dont l’origine se trouve souvent dans l’enfance : suite à des humiliations on peut vouloir être « fort »…ou ne pas plaire pour éviter tout danger suite à des violences sexuelles, des relations incestuelles etc. Dans l’enfance il y a aussi les injonctions parentales : » finis ton assiette pour faire plaisir à maman », l’enfant qui a besoin de reconnaissance comprend que pour obtenir les faveurs de sa mère, il doit lui faire plaisir en finissant son assiette sans écouter son corps. Toujours dans le même registre, en cas de manque d’amour parental, les sucreries apportent le réconfort bien souvent. Ce ne sont que quelques éléments parmi d’autres pour vous faire comprendre que les événements chargés émotionnellement altèrent l’équilibre du système digestif et intestinal provoquant des troubles du comportement alimentaire. C’est pour cela que ma méthode de perte de poids s’appuie sur un travail de nettoyage émotionnel complété avec un travail spécifique:

En conclusion, le message que je souhaite faire passer est que l’anneau gastrique virtuel est une option parmi d’autre qui n’est pas forcément nécessaire car le travail émotionnel améliore déjà naturellement la gestion des repas, le contrôle du comportement et augmente la motivation. Si vous n’avez que 10 à 15 kg à perdre, cela peut se faire sans la pause d’un anneau. De plus, si vous souffrez d’une addiction au sucre, le mieux est de la traiter par un autre protocole spécifique et non l’anneau qui sert surtout à réduire l’appétit mais pas l’addiction à un produit.

Retenez que la perte de poids est nécessairement multifactorielle et que l’hypnose est un bon outil mais en complément d’une  alimentation saine et équilibrée et qu’elle fonctionne en cas d’absence de problèmes médicaux concourant à cette prise de poids.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jérémy Delahoche

Titulaire d’un Master 1 de psychologie, j’accompagne en libéral depuis 2009 comme thérapeute, coach et formateur avec ma méthode développée à partir des meilleurs outils de changement (Hypnose, PNL, technique dérivée de l’EMDR).